mardi 2 janvier 2018

Fermetures des classes de Frontenex et Vesonne

Le 19 décembre dernier, le maire de Faverges a fait voter la fermeture des classes de Frontenex et de Vesonne pour la rentrée prochaine et sauver la troisième classe de Seythenex. Avec moins de 15 élèves par classe, Seythenex devait descendre à deux classes. Ce cadeau aux élus de Seythenex avait certainement été promis lors de la fusion. A ce jour, le maire a perdu tant d'élus de sa liste (dont un de plus ce mardi 19), qu'il ne doit sa majorité actuelle qu'à la présence des élus de Seythenex au conseil. Il ne voulait pas prendre le risque de perdre totalement cette majorité.
Voici l'intervention en trois temps de la liste "Faverges avec vous" pour l'impact de cette décision qui montre combien les arguments de la mairie de mixité sociale, ou qui soit disant diminuerait le nombre d'élèves par classe, ne tiennent pas.
Tout d'abord mon intervention sur les chiffres, puis celle de Stéphanie Leyne sur l'impact social et enfin Claude Gaillard sur le contexte politique plus général.

La transparence sur les chiffres Jeannie TREMBLAY


FERMETURE DE VESONNE

On constate qu'en fermant Vesonne, il n'y aura pas d'ouverture pour autant à Viuz et que la moyenne à Viuz passera de 25,7 élèves par classe à 27,4 rentrée 2018 et 25,9 rentrée 2019. Les conditions scolaires se dégradent et moins de 20 élèves de milieu social moyen sur 274 ne changeront rien sur une soit disant mixité sociale nécessaire, ce qui reste à prouver

FERMETURE DE FRONTENEX

On constate que la fermeture de Frontenex n'est là que pour sauver la troisième classe de Seythenex. La classe de Seythenex ne doit déjà sont salut qu'à l'acceptation des parents de Frontenex pour que les élèves de maternelle n'aillent plus à Cassin mais à Seythenex, il y a deux ans. Sans la fusion, Seythenex serait déjà à deux classe depuis un ou deux ans.
Quand à l'argument de mixité sociale entre Seythenex et Frontenex, il est plus que fantaisiste.
Si effectivement il faut rendre plus d'un poste d'enseignant (celui de Seythenex) à la rentrée prochaine, il semble évident que ce serait plutôt à Cassin, reste à voir les effectifs plus précis en juin. Mais pour l'instant le maire propose de rendre deux postes avant même que l'Inspecteur d'Académie les demande, puisque la réunion académique de carte scolaire n'a lieu qu'en janvier !

 L'impact social Stéphanie Leyne 

Ce soir, je parle en tant que Conseillère Municipale. Ce soir, je porte la parole des parents d’élèves des écoles de nos hameaux. Ce soir, je porte la parole de nombreux habitants de nos hameaux. Ce soir, je porte la parole de ma fille de 7 ans et de tous ses camarades.
Parce que fermer une école de hameaux, c'est prendre la responsabilité de tuer le dynamisme d'un village, Monsieur Le Maire. C’est ignorer que la plupart des nouveaux habitants s’y sont installer en raison de ces écoles.
Parce que fermer une école de hameaux, c'est nier les relations intergénérationnelles qui se tissent à travers elle. Cela signifie anéantir l'animation autour du four et faire fi de la convivialité entre parents et habitants. Dois-je vous rappeler que vous y avez assisté, vous avez levé votre verre à nos côtés lors de nos fêtes d’école ? N’est-ce pas vous qui prôniez le vivre ensemble ?
Parce que fermer une école, c’est ajouter des temps de transport et de la pollution. Aspirez-vous à centraliser l’ensemble de nos services à la population ? Et après les écoles, quoi ? Le tissu social se porte mieux sans vous Monsieur Le Maire !
Parce que fermer toutes les classes uniques, c'est perdre une richesse en standardisant l'offre pédagogique de notre territoire. Vous vous étonnez de la perte de vos précieux effectifs, alors que le nombre des naissances sur la commune est stable ! Vous demanderez vous enfin pourquoi les familles ne font pas le choix de rester sur notre territoire ? Vous demanderez vous enfin pourquoi certains parents préfèrent les écoles de villes voisines ? Accorderez-vous enfin des dérogations pour cause de mode de garde, ou pour préférence pédagogique !
Parce que fermer une école au nom de la mixité est une fable. Les enfants de Vesonne et Frontenex sont majoritairement des fils et filles d’ouvriers et paysans. Et par ailleurs, en quoi transférer les enfants de Frontenex à Seythenex va générer plus de mixité à l’Ecole de Cassin ?
Arrêtez de divisez vos concitoyens et venez d’avantage à la rencontre de chacun d’eux ! Quelle est la dernière fois où vous avez assistez à une AG, Monsieur Le Maire ? Avez-vous assistez à un conseil d’école, une fois ? Vous savez que les écoles du centre ne profiteront en rien d’une fermeture de Vesonne ou de Frontenex.
Si vraiment nos écoles de hameaux sont des lieux si privilégiés, pourquoi vouloir les fermer ? Vous devriez les multiplier ! Ou peut-être envisager de donner d’avantages de moyens aux écoles du centre.
OUI, l’éducation coute cher ! OUI, préparer nos enfants à la République est un investissement sur le long terme… Alors parlons investissement ! Salle multisport, politique foncière, stade rénové, Maison de santé, Vidéo Surveillance, Halle couverte, et d’autres à venir ! Ces projets onéreux valent ils plus que nos écoles ? Valent-ils mieux que nos écoles ?
Parce que fermer une école, c’est envoyer un signe fort à la population qui en dit long de vos priorités, Monsieur Le Maire ! Arrêtez de vous cacher derrière l’Education Nationale ! C’est un peu facile !
Et vous tous, Conseillers Municipaux, réveillez-vous ! Intéressez-vous ! Informez-vous un peu par vous-même ! Protégez donc votre patrimoine ! Vous avez le droit et l’obligation de vous opposer à votre Maire. 

Le contexte politique Claude GAILLARD

Monsieur le maire , Il manque des éléments de contexte dans votre document : plus de 15 ans d'immobilisme avec des pertes d'emplois, une dégradation du parc de logements sociaux, l'appauvrissement du revenu par habitant, ont fait fuir les jeunes de ce territoire. Les programmes immobiliers avec des prix au m2 élevés ou inadaptés pour les familles ont majoritairement accueillis des adultes plus âgés sans enfants d'âge scolaire. 
Les données officielles ont régulièrement confirmé le vieillissement de notre population. 
Déjà à l'élection municipale de 2008, dans mon discours de doyen avant l'élection du maire, je faisais le vœu de voir la municipalité active sur les fronts de l'emploi, de la famille, du chômage et de l'économie locale qui se dégradaient. 
La collectivité paie depuis de nombreuses années, et les écoles en premier, cette non volonté de pratiquer ou insuffler une politique dite « de la pierre » comme l'ont fait, ou font, certaines collectivités : c'est à dire créer avec des bailleurs une aide à la primo-accession ou refaire une opération « sambuy, » 142 logements à prix coutant , favorisant ainsi l'accession à la propriété.
Le projet « réhabilitation de l'ancienne gendarmerie » qui était une opération destinée aussi à la primo -accession n'a pas été respectée et l'annulation de la construction d'un bâtiment annexe, annulation acceptée par la commune, n'a pas fait d'apport d'enfants scolarisés à Viuz, pas plus que les constructions citées prècédement ne l'on fait pour Cassin. Les seules constructions qui ont vraiment apporté des enfants c'est le secteur Frontenex/ Verchères et Vesonne.
Au centre les loyers sont ou trop chers ou trop sociaux.
La charte écrite qui préparait la fusion avec Seythenex prévoyait de maintenir les écoles de hameaux. Aujourd'hui on fait volte face et on tue les villages, malgré monsieur le maire vos belles paroles électorales.
Tout laisse penser que la disparition des écoles de hameaux et surtout celle de Frontenex était dans l'accord secret de fusion.  J'étais le seul élu de Faverges dans la salle à Seythenex ( ma commune de naissance) pour une réunion publique sur la fusion animée par son maire et qui a osé dire au moment du dossier « écoles » : je ne peux pas dire car il y a quelqu'un dans la salle ., ça me gêne !!! Cherchez qui était ce quelqu'un? Que voulait dire ce sous entendu? J'aimerai que le maire 'délégué de Seythenex s'explique devant ce conseil municipal et l'assistance.
Alors, chers collègues nous faisons confiance à votre esprit de responsabilité, de solidarité, refusez de votez la suppression des écoles de hameaux en votre faveur.
Souvenez vous, l'année dernière Seythenex a été sauvée par Frontenex alors nous vous laissons à votre responsabilité et ses conséquences.
NON monsieur le maire, nous ne sommes pas dupes sur la manipulation des chiffres et les enjeux réelles que l'on ne peux faire payer aux écoles de hameau, aussi nous faisons appel à votre sens des responsabilités pour retirer cette délibération.



Enfin nous sommes intervenus sur la diffusion dans toutes les boîtes aux lettres d'un document de la liste du maire financée par la commune. Cette pratique est illégale et nous avons fait un rappel de la loi qui dit que chaque document de communication publié par la municipalité doit donné une place règlementaire aux listes d'opposition. Ce n'est pas la première fois que M. le maire fait fit de ce point de légalité pourtant il récidive. 
Nous avons donc demandé un droit de réponse qui devra être édité et diffusé avec les même moyens que précédemment. Nous avons proposé à toutes les listes d'opposition de faire un seul document commun, ce qu'ils ont accepté.




 



 

vendredi 16 juin 2017

Jeannie's bond 007


0,07 % de plus qu'en 2012 sur la 2ème circonscription de Haute-Savoie. Belle stabilité quand les autres partis, émergent, s'effondrent, se recomposent.

Sur cette circonscription celle qui arrive en 1 est une inconnue de la politique mais également de la vie associative locale, elle fait 40,72 % avec le sésame « Macron ». Le numéro 2 fait 25,7 sur son propre nom Tardy, c'est le député sortant et il se fait discret sur son soutien à Fillon. L'adage qui voulait que l'abstention profite au FN tombe 8,79 % pour Lle 3ème. Le 4ème est novice en politique et fait 7,11 car les électeurs de Mélenchon ou ceux de la France Insoumise ne sont pas allés voter. Je fais 5,13 % sur le nom d'EELV, parti annoncé comme moribond car nous avions renoncé à présenter un candidat à la présidentielle dans l'espoir d'un candidat unique pour la gauche.
5,13 % sans un article de presse personnel, sans rien à la radio, sur France3, ou sur 8 Mont-Blanc. Tous ont eu un mépris total pour notre candidature. Par contre j'ai pris le temps de répondre personnellement à toutes les interpellations associatives qui nous sont parvenues et les en remercie.

Je remercie chaleureusement les électeurs qui nous sont fidèles depuis des années et qui ont compris que l'écologie ne se limite pas à quelques mesures de protection de l'eau et des espèces ou à la réduction des déchets. Ils savent que l'écologie doit être au coeur de nos modèles de production prédateur des ressources, prédateur des hommes. Nous avons eu le bonheur de découvrir que nos partis voisins avec les candidats Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon avaient enfin intégré l' écologique dans l'économie, dans les règles de démocratie, dans la place de l'homme dans le monde. Il n'y a plus à gauche de réflexions économiques sans préoccupation sur les ressources en matière première et en énergie, sur l'utilité sociale de ce que l'on produit, sur la protection des hommes dans le modèle de gouvernance. Le respect de l'environnement c'est aussi le respect de l'homme et de ses diversités sans prédation des uns sur les autres.
Je remercie les électeurs socialistes, dont j'ai fait la connaissance pendant la campagne pour Benoît Hamon ; J'avais le sentiment de mieux connaître son programme que les militants PS, tellement il ressemblait au notre. Ils m'ont soutenu dans cette campagne face au candidat « valsiste » présenté par le PS. Je remercie les deux militants du Front de Gauche qui nous ont donné leurs procurations car ils me connaissaient depuis notre campagne commune des régionales, et tous ceux que je ne connais pas personnellement mais qui nous ont fait confiance.
Désormais, EELV et l'écologie s'imposent comme l'élément central de l'idéologie de gauche en opposition au modèle libéral destructeur d'emploi, à l'économie mondialisée qui contraint les hommes à des formes d'esclavage. Ce modèle libérale qui surexploite les matières premières sans préoccupation de l'avenir ; Il pollue profondément l'ensemble de la planète eau, air, nourriture. Il génère des guerres toujours plus violentes et incontrôlables. Emmanuel Macron est l'enfant de ce modèle sans avenir, mais une autre voie est possible que celle de l'autodestruction pour gagner toujours plus d'argent par quelques uns.
Je ne donne bien sûr pas de consignes de vote. Le mode d'élection nous vole nos 19 députés, alors nous n'allons pas adouber les usurpations de places propre à l'élection à deux tours.



mercredi 17 mai 2017

Ouvrir de nouvelles voix

Cet après-midi, j'ai déposé ma candidature pour les législatives sur le 2ème circonscription de la Haute-Savoie. On vote le 11 et 18 juin

Notre pays est l'un des plus riches du monde et pourtant, les inégalités s'accroissent, les services publiques déclinent, les atteintes à l'environnement s'accumulent, la solidarité décline.
Alors que deux candidats, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, présentaient des projets très similaires au nôtre, EELV a fait le choix de ne pas présenter de candidat aux présidentielles et à plaidé pour un rassemblement de la gauche écologiste, sociale et démocratique.
Le choix s'est porté sur un centre indéfini et c'est l'assemblée nationale, que nous allons maintenir élire, qui reflétera la volonté citoyenne du pays. Le risque FN définitivement écarté, nous pouvons, nous devons, revenir à nos priorités, au sens que nous voulons donner à cette mandature qui commence.
Est-il possible d'ignorer que notre air devient chaque jour plus irrespirable ?
Est-il possible de laisser nos bols de muesli, ou autres, déborder de pesticides et de perturbateurs endocriniens ? de subir l'épidémie de cancers ?
Est-il possible de fermer les yeux sur l'augmentation des dividendes et l'évasion fiscale ?
Est-il possible d'accepter toujours plus de trimestres dans l'emploi pour les vieux et toujours moins de travail pour les jeunes ?
Est-il encore possible de supprimer des fonctionnaires et donc des services publiques dans les écoles, les hôpitaux, dans la prévention, … ?
Est-il possible de toujours plus se diviser entre riches et pauvres, français ou pas français, travailleurs ou patrons,… ?
Non ce n'est plus possible. Je me propose de participer en votre nom à l'assemblée nationale pour que cela ne soit plus possible. Pour construire un avenir apaisé et durable.
En ma qualité d'enseignante, je suis touchée de prêt par toutes ces problématiques. Deux de mes jeunes élèves (3 à 5 ans) sur 24 sont ou ont été gravement malade : cancer ou naissance sans aucune défenses immunitaires. Cette année nous avons eu plus de 15 jours sans récréation pour alerte à la pollution. Et l'hyperactivité croissante des élèves : excès d'écran ? Alimentation ? Mais encore, inégalités sociales criantes des familles, subies par les enfants. Journée de 12 h pour de jeunes enfants (garderie + école)…


Députée, Je défendrai une société écologiste.
Une société qui protègera le climat, en sortant des énergies fossiles et du nucléaire.
Une société où vous mangerez des produits sains, issus de l’agriculture bio et locale.
Une société où l’air et l’eau ne seront pas pollués et qui créera un million d’emplois dans la transition écologique tout en réduisant vos factures d’énergie.
Une société solidaire et ouverte, avec des services publics, pour vous soigner, vous protéger, éduquer nos enfants.
Une société qui construira un monde de paix et l’Europe de demain.

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mercredi 5 avril 2017

Pourquoi le Revenu Universel d'Exitence ?


Au delà des aspects techniques de sa mise en œuvre que vous pouvez consulter sur le site de campagne de Benoît Hamon https://www.benoithamon2017.fr/rue/, quel est l'intérêt, les bénéfices attendus du Revenu Universel d'Existence :

- Le RUE plutôt que la rue.
Combien de personnes craignent de se retrouver un jour à la rue. Ce qui nous paraissait totalement impossible il y a a quelques années, l'est de moins en moins. Que l'on se sépare, que l'on perde son emploi, que l'on ait une chute brutale de revenus, le montant du RUE sera immédiatement recalculé, sans attendre, pour faire face à ce changement.

- Une plus grande autonomie dans nos choix de vie.
Avec ce revenu garanti, on peut se lancer pour créer son activité et envisager sereinement les premiers mois nécessaires pour se faire connaître et tester son projet. Au fur et à mesure de son développement, quand le chiffre d'affaire le permettra, le RUE baissera jusqu'à devenir inutile.
Par ailleurs, un salarié pourra décider de ne pas poursuivre chez un employeur qui ne lui convient pas, le rapport de force salarié/employé sera rééquilibré. D'autres pourront de leur propre initiative reprendre une formation ou faire une pause avec un congé sabbatique, actuellement réservé aux seuls personnes fortunées. On pourra utiliser ce revenu pour baisser son temps de travail et s'occuper d'un parent en fin de vie, d'une association, de ses enfants en bas âge, …
Avec le revenu universel, on peut prendre des risques. Celui d'un autre projet professionnel, plus satisfaisant, même s'il est moins rémunérateur au départ.

- Un coup de pouce dans l'économie locale
Le RUE versé directement aux personnes est une somme d'argent qui retourne aussitôt dans le circuit de l'économie de proximité, contrairement aux aides pour les entreprises, comme le CICE, qui a augmenté leurs marges. Il y a eu très peu d'emplois créés et les actionnaires ont continué de défiscaliser ou pire transférer les bénéfices dans les paradis fiscaux sans aucun effets sur l'économie. A contrario, ceux qui toucheront le RUE en ont besoin, pour plus de loisirs au quotidien, plus de culture, plus d'amélioration de leur habitat, plus d'éducation des enfants… ce qui génère et développe de l'emploi. On rentre dans un cercle vertueux de développement économique local.

- Une réelle redistribution des richesses.
Le RUE, ce n'est pas la charité, c'est considérer que dans un pays classé 6ème puissance économique mondiale, tous ses habitants doivent bénéficier de la richesse produite et doivent pouvoir vivre dignement. 8,8 millions de travailleurs pauvres contribuent à cette richesse par leur travail.

- Des étudiants équitablement autonomes
Les étudiants seront plus autonomes vis à vis des parents et ne seront plus obligés de travailler pour financer leurs études. Ils pourront s''y consacrer exclusivement comme les enfants de parents aisés.

- Une vie digne pour tous
Avoir une visibilité sur ses revenus c'est pouvoir commencer à construire sa vie et son autonomie dès 18 ans, c'est se sentir inclus dans la société. Les diverses expérimentations montrent que cette dignité maintenue ou retrouvée, on a envie de travailler et obtenir des compléments pour mieux vivre encore, on a envie de trouver son utilité sociale dans le collectif.

- Un monde rural revitalisé
Un des effets attendu est la revitalisation du monde rural et des villages désertés. Un revenu universel garanti peut permettre d'ouvrir une petite épicerie, qualifiée de non rentable, en milieu rural, créer une activité maraîchère, se lancer dans l'artisanat, c'est inventé un nouveau service à la personne, c'est ramener de la vie et des services à la campagne. Beaucoup feront le choix de privilégier une qualité de vie même moins rémunératrice et développeront une vie sociale apaisée.

- Quels financements ?
L'individualisation de l'impôt sur le revenu en contrepartie de l'individualisation du revenu universel dégagera 24 milliards d'euros. La lutte contre l'évasion fiscale et la suppression des niches fiscales que certains appellent « optimisation fiscale !» seront considérablement réduites et peuvent ramener des sommes considérables. Payer des impôts c'est participer à la construction des équipements et des services du pays, c'est acter d'un principe de solidarité sur un territoire, c'est un acte patriotique. La création d'une taxe sur les robots, c'est à dire sur les machines qui génèrent de la suppression d'emplois, est également envisagée, tout comme la fusion de l'impôt sur la fortune (ISF), de la taxe foncière, et des droits de succession. L'objectif  est clair pour Benoît Hamon : taxer ceux qui ont le plus de revenus pour plus de justice sociale entre tous. 

Le RUE c'est l'éloignement définitif de la précarité, terreau de tous les extrémismes.

lundi 3 avril 2017

Hamon ou Mélenchon


Adhérents d'ÉELV, nous avons été les seuls à renoncer à notre candidat, Yannick Jadot, pour aller vers une candidature unique. Bien que partagée, la majorité d'entre nous a choisi que nous nous associions à la candidature de Hamon qui avait su gagner la primaire plutôt que Mélenchon qui s'était auto-proclamé faisant fi de notre démarche de rassemblement des élections régionales. EELV a sacrifié beaucoup de ses élus régionaux pour favoriser l'émergence d'une nouvelle dynamique avec le Front de Gauche. Nous payons constamment notre volonté de faire de la politique autrement, face à un Mélenchon ou un PS, bien rôdés dans leurs pratiques politiciennes.

Sur le fond des projets pour la présidentielle, l'écart programmatique entre Jadot, Hamon et Mélenchon tient à quelques détails qui ne justifie pas de perdre l'opportunité de mettre en œuvre cette transition citoyenne, écologique et sociale dès cette présidentielle. Mais leur entêtement empêche toute convergence et les égos des chefs et des militants me rend bien pessimiste.
Le programme de Benoît Hamon, sur bien des points repris de celui d’EELV, provoque le rejet de nombre d’élus du PS qui n'avaient plus rien de socialistes. Pourtant, force est néanmoins de constater qu’il ne remet pas en cause le lancement de l’EPR de Flamanville, et qu' ÉELV ne partage pas son option de renforcement de la défense militaire basée sur la dissuasion nucléaire.

Le programme de Jean-Luc Mélenchon se revendique tout autant de l’écologie. Mais sur des points comme le régionalisme et l’Europe, ÉELV a des approches et des analyses différentes. Nous ne défendons pas le centralisme d'état et encore moins l'idée de sortir de l'Europe qui rejoint en cela l'extrême droite. L'Europe est celle que nos élus ont construit, à nous d'en changer. Nous ne cautionnons pas non plus certaines positions en politique étrangère, ni son indulgence envers certains chefs d’état.

Concernant le revenu universel, Mélenchon reste sur une vision de lutte des classes et ne se projette pas dans une nouvelle vision de la société . Une société où le travail et sa rémunération serait un complément d'un revenu universel (pour tous) qui rendrait chacun plus autonome dans son projet de vie et dans son rapport de force avec son employeur. Mais sur ce point beaucoup de militants ont encore du mal à intégrer toutes les dimensions de cette innovation sociétale qui générerait une nouvelle dynamique économique et sociale.

En présence de deux candidats de la gauche, les chances sont faibles pour chacun d’eux mais le cumul des deux nous donnerait l'espoir d'un monde nouveau plus juste plus apaisé qui éloignerait de manière durable la menace de l'extrême droite par la réduction notoire des inégalités.

Dans ce contexte de candidats multiples à gauche pour les présidentielles, EELV a décidé de présenter des candidats sur toutes les circonscriptions aux législatives. Ce programme de Mélenchon à Hamon qui est celui que nous défendons depuis plus de 20 ans, nous le porterons nous-même face au Président Emmanuel Macron qui a comme priorité la production de dividendes et la réduction des biens communs et qui n'a que faire de l'écologie.

Je serai donc candidate dans la 2ème circonscription de Haute-Savoie, pour supplanter le candidat LR qui s'installerait pour son troisième mandat derrière Carle, Fillon, Sarkozy, Chirac,… tous mis en examen pour diverses affaires de profits grâce à leurs cumuls de mandats dans le temps. 
Je découvre ce soir, au journal de France 2 que Sophie DION, députée du secteur du Mont-Blanc est, elle aussi, fortement soupçonnée de conflits d'intérêts...

mercredi 12 octobre 2016

« La montagne est un bien commun, pas un terrain de jeux ! »


Corinne Morel Darleux, conseillère régionale d’Auvergne Rhône Alpes (RCES)
Pierre Meriaux, conseiller municipal délégué à la Montagne de la ville de Grenoble

Le congrès de l’association nationale des élus de montagne (Anem) débute demain à Saint Dié les Vosges. Ce congrès a lieu entre élus uniquement, et il est sponsorisé par de grands groupes privés, deux bonnes raisons pour nous de ne pas y participer. Il nous paraît pour autant essentiel de faire entendre une autre voix, tournée vers l'extérieur celle-là, et de saisir l’occasion de revenir sur ce territoire particulier, si riche et pourtant si fragile, qui couvre 30% du paysage français. Trop nombreux encore sont hélas les décideurs politiques et économiques à avoir une vision purement mercantile de la montagne.
La montagne a de tout temps représenté pour les civilisations humaines un lieu de conquêtes et de dépassements humains, des lieux de défense et de protection où placer des fortifications et implanter des villages, des espaces de silence d'où voir au loin, prendre du recul et surplomber le monde. Elle est la source de nos fleuves et rivières, lieu de biodiversité et réserve de services écosystémiques, territoire où se mêlent tout à la fois pastoralisme, tourisme, randonnées et nature sauvage.
La montagne est un espace à la fois vulnérable et précurseur. Elle est l’amont, notre vigie, et vit en première ligne de nombreuses évolutions. Elle est notamment en première ligne des impacts du dérèglement climatique et fait l'objet de nombreuses études scientifiques. Les politiques de montagne doivent être conçues en lien avec ces travaux, dans l'intérêt général, avec une vision du futur. Elles se doivent d'être innovantes et réactives. Parce que la montagne ouvre la voie, tout ce que nous y réussirons aura les meilleures chances de réussir ailleurs et d'irriguer l'ensemble du territoire national. Pour toutes ces raisons, la montagne doit bénéficier d’attentions particulières de la part des politiques.

Mettre l’humain au centre, oui. Le munir des seuls fusils et canons, non.

Or en Auvergne Rhône Alpes, région la plus montagneuse de France, les décisions ne vont pas dans le bon sens. Laurent Wauquiez met à mal la politique des Parcs naturels régionaux (PNR), leur fonctionnement, leurs moyens, voire jusqu'à leur existence pour ce qui est du PNR du Haut Allier. L’attribution de 3 millions d’euros aux chasseurs pour mener la politique environnementale de la Région est une nouvelle source d'inquiétudes. L’usage de nos espaces et ressources doit faire l'objet d'une concertation large, multipartite, tenant compte de la diversité de ses acteurs. Mettre l’humain au centre, oui. Le munir des seuls fusils et canons, non. Las, le responsable Montagne de Laurent Wauquiez, Gilles Chabert, semble privilégier sa fonction de président du syndicat des moniteurs de ski à sa mission d'élu régional. La notion de conflit d’intérêt semble lui demeurer tout à fait obscure.
Si le Vice-président au tourisme tente de pallier ce manque en affichant dans son discours une volonté de faire vivre la montagne des 4 saisons, les actes hélas, et les budgets alloués, tardent à suivre. Au final, et après dix mois d'exercice, les signes sont clairs : c’est bien la neige artificielle et le marché des sports d'hiver qui a l'apanage de la majorité qui dirige la Région. Plus de 200 millions d’euros d’argent public ont ainsi été mobilisés pour l’installation de canons à neige. Consommation d'eau, d'énergie, endettement des stations et hausse des tarifs : l’installation de ces artifices dans un écosystème fragile ne rend service ni aux habitants, ni à la nature. Et concentrer l’argent public, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est de plus en plus rare, sur 3 % du territoire de montagne au bénéfice des seuls 7 % de la population qui skient encore est pour le moins discutable !

Sortir des années 70. Penser l'avenir.

Nous ne sommes plus dans les années 70. Ignorer délibérément le réchauffement climatique et la baisse de l'enneigement n'est ni sérieux, ni responsable. Ce dont ont besoin les territoires de montagne, c'est d'une vision politique qui anticipe et allie développement économique, tourisme et accueil à l’année, en prenant en compte ces nouvelles données climatiques. Qui n'oublie pas les services publics de proximité, les activités de pastoralisme, les besoins des habitants qui vivent de et en montagne toute l'année. Une vision d'avenir, c'est développer la vraie diversité des activités de pleine nature, un tourisme de proximité plutot que de courir vainement dans la compétition aux clients les plus fortunés, une politique qui préserve les atouts de la montagne non aménagée, s'articule avec les espaces valléens, pense l'urbanisation et le transport en tenant compte des impératifs de santé publique et de qualité d'un air déjà saturé par la pollution atmosphérique. Dans ce cadre, le soutien de la nouvelle Région au Lyon-Turin était déjà un très mauvais signal : ce projet risque d’engouffrer des sommes colossales, de mettre en péril la montagne, il regorge de conflits d'intérêts et ne résoudrait de toute façon rien en matière de pollution avant de très longues années. Pourtant des alternatives existent sur la voie ferrée actuelle, occupée à 17 % de sa capacité seulement !

Loi Montagne : Prendre la bonne piste.

Il y a pourtant urgence, et ces questions sont d’autant plus d’actualité que la Loi Montagne est en cours de révision à l’Assemblée Nationale. Si ce cadre législatif a été essentiel depuis sa création en 1985, il manque aujourd’hui d'ambition. Pourtant le rapport « Laclais-Genevard » comportait quelques avancées, que nous avions soutenues : disparition de la niche fiscale « Censi-Bouvard » pour les logements neufs, soutien à la diversification des activités, souci de maîtrise des nuisances motorisées en montagne...
Mais les lobbies ont fait leur travail de sape, et le projet de loi est à l’heure actuelle quasiment muet sur des questions stratégiques majeures, ce que relève d'ailleurs le Conseil Economique, Social et Environnemental dans son avis très critique. Ce projet de loi développe une vision qui reste de moyen terme sur l’adaptation au changement climatique. Il ne traite pas la question des dizaines de milliers de « lits froids » en stations (logements touristiques restant vacants la majeure partie de l’année) ni celle de la réhabilitation ou destruction des constructions effectuées dans les années 70/80, dont l’impact sur la qualité des sites est souvent catastrophique.

Ce congrès de l’ANEM et ce débat national sur la Loi Montagne doivent donc impérativement prendre enfin la bonne piste, celle de l'avenir, et considérer la montagne comme un bien commun à protéger, et non un terrain de jeux à exploiter. Une autre montagne est possible !

dimanche 20 mars 2016

Pierre Hérisson prend le pouvoir sur le Parc Naturel Régional du Massif des Bauges

Suite aux élections municipales de 2014, comme 1ère vice-présidente du Parc Naturel Régional du Massif des Bauges, je m'opposais à la création d'un poste de vice-président pour M. Pierre Herisson (à 420 € par mois) car il laissait sa place de sénateur. Il était cependant élu en Comité Syndical à quelques voix près. Il vient de prendre sa revanche en obtenant de Philippe Gamin, Président du PNR des Bauges, de me retirer la présidence de la commission Energie.
En 2010, quand j'ai été élue vice-présidente région au Parc, j'ai obtenu le financement par la région, d'un poste dédié au plan climat, à la mobilité et l'énergie. Suite à l'embauche d'un chargé de mission, nous avions créé une nouvelle commission dont le président de l'époque, André Guerraz, me refusait la présidence car une conseillère régionale ne pouvait être également présidente de commission. Pourtant, le bureau me l'accordait sur un compromis de co-présidence avec Marcel VERNEY.
Cette commission a travaillé, sur le Plan Climat Territorial du PNR, sur la mobilité et enfin nous avons obtenu d'être territoire à énergie positive TEPOS par la Région en entraînant avec nous les agglomérations de Chambéry et Annecy. Puis nous devenons Territoire à Energie Positive et Croissance Verte TEPCV au niveau national, et la venue du Président de la République, en août 2015, pour signer lui même la convention.
Les présidents de commissions peuvent être des citoyens, des partenaires, des élus. Je suis toujours élue au comité  syndical car je suis déléguée par ma commune Faverges-Seythenex et peux conserver la présidence de la commission énergie comme je le souhaite, mais on me l'a retirée pour l'offrir à un nouveau conseiller régional, fait sans précédent au Parc.
Quand j'étais Conseillère Régionale, je ne pouvais pas avoir la présidence de cette commission, et je l'ai obtenue par reconnaissance du bureau pour le travail fait pour que cette commission existe et maintenant on l'offre à un nouveau conseiller régional qui n'aura rien fait, ni même demandé. On m'explique que c'est pour créer de bonnes relations avec la nouvelle majorité du conseil régional. Pourtant en d'autres temps on avait donné une commission à Léone MARTIN-RETORD à la fin de son mandat de conseillère régionale alors qu'elle était à l'UMP, que la majorité régionale était à gauche et qu'elle n'était ni membre du comité syndical, ni même habitante du PNR. Les règles évoluent en fonction de qui le président veut choisir comme vice-président ou comme président de commission. On fait une place à 420 € par mois à Pierre Hérisson qui n'est que le représentant d'une ville-porte et on "vire" la représentante de la plus grosse commune du Parc même si elle est à l'origine de cette commission car elle est écologiste. la démocratie n'est pas de mise au PNR.
Alors que le président ne savait pas vraiment me justifier le motif de ce retrait si ce n'est que je n'étais plus conseillère régionale; avant je ne pouvais pas l'avoir parce que justement j'étais conseillère régionale !! c'est Pierre Hérisson qui a tranché : "Mais M. le Président, vous pouvez retirer les présidences de commissions quand vous voulez." La règle n'est pas écrite, j'avais été élue par le bureau mais P. Herisson tient sa vengeance.
Je reste au comité syndical car les élus de la commune Faverges-Seythenex m'ont confié cette délégation mais je pense que cet épisode, révélateur de la gouvernance du PNR, doit être connu des citoyens.
Mercredi prochain les dix nouveaux conseillers régionaux vont désigner leur nouveau vice-président et deux membres pour le bureau. Alors qu'en 2010, la majorité de gauche laissait une place pour la droite dans ce bureau par respect démocratique , en sera-t-il de même quand c'est une majorité de droite ?