dimanche 17 mars 2019

En grève mais en classe, nouvelle proposition

Les enseignants sont très mécontents pour de multiples raisons.
- La scolarisation obligatoire des enfants, l'année de leur 3 ans quand 98 % des élèves le sont déjà, n'est que l'obligation des communes à financer les maternelles privées.
- L'innovation pédagogique réside toujours plus dans l'évaluation des élèves pour classer les écoles.
- Le management des enseignants est globalement infantilisant et contribue au repli, au manque d'initiatives et au découragement des enseignants dans une école qui prétend être bienveillante.
- La formation initiale ne cesse de se réduire et le contenu de nos formations est très souvent inintéressants. Celles qui m'ont été profitables pour progresser, je les ai trouvées hors cadre de l'éducation nationale.
- Bien que tous les enseignants soient des fonctionnaires de catégorie A, ils ne sont pas considéré comme des cadres, dans leur autonomie, dans l'importance de leurs missions, dans leur salaire.
- Les enseignants français sont les moins bien payés d'Europe, c'est significatif de l'importance qu'on accorde à notre travail.

Chiffres OCDE de 2012 (je n'ai pas trouvé de chiffres plus récents mais cela ne s'est pas amélioré voire encore dégradé)


Pour toutes ces raisons et bien d'autres, il y a un mouvement de grève mardi.

Bien que solidaire de l'ensemble de mes collègues grévistes je ne serai pas en grève, je ne rendrai pas ma journée de travail à l'état, qui se moque bien de nous et de nos grèves.
J'expérimente une autre forme de résistance. Je serai présente et ne pénaliserai ni vos enfants, ni vous même par mon absence liée à cette grève, dans l'espoir de vous sensibiliser à nos problèmes qui vous concernent également. Mais je serai dans la rue, à vos côtés, le 30 mars pour les mêmes motifs.

Je ne donnerai donc pas le montant de ma journée à l'état, mais je fais un don de 200 € à l'Association Réseau Ecole Sans Frontière (RESF).
Mes 200€ iront à la scolarité des enfants qui en ont le plus besoin, et je récupérerai 120 € de déductions d'impôts qui n'iront pas à cet état qui nous méprise depuis des années.



dimanche 17 février 2019

Yannick Jadot me cite chez Ruquier

Voici le replay de l'émission "On n'est pas couché" du samedi 16/2/19. 
Vous trouverez le passage de Yannick Jadot à partir de 1h01min. 
L'interview est vraiment creusé et il a le temps de bien exposer les idées écolos. 
Notez à 1h57, un passage sur le diesel, où il parle de l'institutrice qui ne laisse pas ses enfants aller en récréation quand il y a des pics de pollution...

lundi 11 février 2019

Pourquoi les écologistes ne feront pas d'alliances aux européennes.

Depuis toujours les écologistes plaident pour la proportionnelle intégrale seul mode d'élection qui respecte parfaitement la volonté des peuples à se déterminer eux même.
Pour les européennes, vous ne votez qu'une fois, le 26 mai et vous aurez des représentants de votre premier choix en fonction de son nombre de voix. Les alliances se font après, ce sont des alliances de projets.
« C’est le seul scrutin où les gens votent par envie, donc il ne faut pas parasiter ce vote de conviction par des accords d’appareil et de la confusion », Yannick Jadot.
Les dirigeants français ont brillé par leur absence à la COP 24 en Pologne, qui s'est par ailleurs conclue sur un bilan désastreux. Les pays d'Europe sont gangrenés par les extrêmes et la démocratie qui s’affaisse. Les écologistes sont très clairs sur ce point, les députés Europe Ecologie Les Verts élus rejoindront le groupe des écologistes au parlement européens (les allemand, les scandinaves...) ceux de tous les pays d'Europe. Pour nous la priorité n'est pas de faire des accords d'opportunité locale mais bien de faire du groupe des écologistes Verts/ALE, le premier groupe au parlement européen. C'est ce groupe qui organise les consensus pour des avancées sur l'environnement, sur la santé, sur les libertés publiques... Si nous faisions des alliances, nous ferions élire des députés qui ne rejoindraient pas ce groupe des écologistes au parlement, des eurosceptiques (la Fance Insoumise), des élus qui rejoindraient des groupes qui n'ont pas voté contre les glyphosates (PS)... C'est une question de cohérence.
Nous avons souvent su nous éclipser, faire des alliances comme aux régionales de 2015 ou aux présidentielles de 2017 car le mode d'élection à deux tours nous y oblige tous, pour avoir une chance d'être au second tour.
La proportion intégrale comme son nom l'indique, et que nous revendiquons pour toutes les élections, permet à chacun d'avoir le nombre de représentants qui lui correspond.
Nous avons un impératif moral et politique indépassable. Celui de sauver le climat et le vivant. La réponse ne peut pas être de faire de l’écologie une simple potion électorale pour requinquer la gauche.
L’écologie n’est pas une mode. Pour nous, c’est le combat d’une vie qui ne nous fait pas céder face aux lobbyes économiques et nous ne désertons pas le projet européen déterminant dans nos vies quotidiennes.
L’écologie, ça ne peut pas être que des discours. Nicolas Hulot a eu raison de refuser de cautionner plus longtemps une mystification. Par exemple, ce que nous attendions comme solution à la crise des Gilets jaunes, c’était un plan Marshall sur les transports collectifs et le logement. On peut réduire de 500 euros par an, voire plus, les factures de chauffage si on isole. Il faut lancer un grand plan d’investissement sur les énergies renouvelables et l’agriculture paysanne. Les solutions pour faire la transition écologique et la justice sociale existent. Elles créeraient des centaines de milliers d’emplois. Cessons de faire payer les atteintes à l’environnement aux plus démunis et d’exonérer les gros pollueurs. Il faut aussi intégrer les risques environnementaux dans la protection sociale. Mais Macron choisit une toute autre voie. Si on rate ce combat, nous n'aurons plus de futur.
Avec Yannick Jadot, Michèle Rivasi, Karima Delli (députées européennes EELV) et Damien Carême (maire EELV de Grande-Synthe), Marie Toussaint (jeune femme, 31 ans, parie prenante dans l'affaire du siècle) et toujours des membres de la société civile impliqués dans le monde associatif, nous voulons bousculer le paysage politique. Nous sommes déterminés, à terme, à devenir la première force politique, comme dans d’autres pays européens pour nous donner un avenir sur cette planète.

samedi 15 décembre 2018

Ma contribution à la concertation LOLA

Depuis mi-octobre chacun est invité à s'exprimer sur l'opportunité ou pas d'un tunnel sous le Semnoz pour fluidifier le trafic, c'est la concertation LOLA (Liaisons Ouest du ac d'Annecy).
Un projet de 30 ans qui n'aurait pas fait ses preuves. L'agglomération grenobloise réduit les capacités de trafic des grands boulevards, Lyon projette de fermer le tunnel sous Fourvière qui loin de fluidifier, crée des engorgements...De plus en plus de villes font le constat que plus on agrandit les tuyaux routiers plus ils amènent de flux. 
Le problème n'est pas tant de fluidifier le trafic, mais sa diminution. Tous les signaux sont au rouge : - dernier rapport du GIEC - déjà +2°dans les Alpes - nous venons de vivre les quatre années les plus chaudes connues. Toute personne censée l'a maintenant compris et est prête à lâcher sa voiture, mais quelles sont les solutions alternatives ? Le projet ne propose aucune alternative crédible à la voiture. Les études elles-même donnent un report de 1% des automobilistes actuels qui prendraient le bus après percement du tunnel, autant dire rien, aucun impact sur la baisse de circulation. Les présentations de la concertation minimisent volontairement les impacts sur l'augmentation de trafic, sur l'augmentation des pollutions, sur l'augmentation des Gaz à Effet de Serre (GES).
Pourtant, si tunnel, il devait y avoir, il y aurait un report de la rive droite vers la rive gauche, une part de trafic induit importante (raccourci vers les stations et vers le Fréjus) qui ont été délibérément masqués. Compte tenu de l'augmentation de population attendue et reconnue par les décideurs, le tunnel serait de nouveau saturé très rapidement et le problème resterait entier concernant la fluidité et de nouveau le report d'une part du trafic sur la rive droite.
Car le but affiché en début de concertation, plus discret ensuite, n'est pas de facilité le trafic sur la route mais de dégager les voitures du centre-ville d'Annecy et de la rive droite. Ce n'est pas un projet pour faciliter la circulation de tous sur l'ensemble du tour du lac, mais de privilégier les mobilités sur Annecy et de Talloires à Annecy en passant par Veyrier du lac.
A la dernière réunion de concertation de Veyrier, une association de Barral nous a alerté sur l'impact polluant de  la sortie du tunnel sur Seynod. C'est indéniable, ils dépasseront la situation catastrophique de la vallée de l'Arve très rapidement que le tunnel débouche directement ou quelques kilomètres plus loin. Car les vents rabattront et bloqueront toujours les masses d'air contre le Semnoz. Ce problème avait été évoqué par ATMO (Fédération des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air) pendant la concertation et n'avait pas été suffisamment pointé, trop occupé à chercher une alternative au tunnel. 
Mais pourquoi nous sommes nous concentrer à chercher une alternative, contrairement aux habitants de Seynod. Pour Seynod, c'est "Pas de tunnel", et on les comprend, ils n'ont besoin de rien d'autres. Pour les habitants de la rive ouest jusqu'à Faverges et au-delà ce n'est pas "Le tunnel ou rien" comme on l'a entendu trop souvent. Il ne faut surtout pas ne rien faire.
Constamment durant cette concertation, on a entendu des chiffres, des éléments d'appréciation sur AVEC et SANS tunnel. "Ca fait 30 ans qu'on l'attend, maintenant on a les budgets, alors on ne va pas rien faire, et attendre encore 30 ans".  Etonnant non ! ou "Ce n'est pas totalement satisfaisant, mais c'est un début, après on pourra faire un tram" Encore plus hallucinant, le budget est de 350 millions d'€ pour un tunnel qui ouvrirait au mieux en 2030 et on nous dit qu'après on ferait un tram, en 2060, 2070...
La France devrait baisser ses émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) de 3% par an, alors qu'en 2017 elle les a augmentés de 3%. En 2018 encore -3%, elle devrait donc baisser, pour  rattraper son retard, de 9% ses GES. Cette baisse nécessaire est le résultat d'accords internationaux pour ne pas dépasser +1,5° en 2050.
On entend dire à quoi cela sert, si les autres pays ne font rien. Mais les autres pays ne font pas rien, c'est nous même qui ne respectons pas nos engagements, ne faisons pas notre part et localement pas du tout. Alors à ce rythme en 2050, ce n'est pas 1,5°en plus que nous aurons, mais 3%. A partir de + 2°, le GIEC (Groupe d'experts internationaux), nous dit que potentiellement il y aura un emballement incontrôlable du réchauffement. A - 5%, le lac était un énorme glacier, je vous laisse imaginé ce que sera cette terre à +3% puis rapidement +4%, si nous continuons comme avant, c'est à dire en faisant un tunnel pour faciliter et augmenter le trafic routier.
Alors, non, cette concertation ne dois pas se résumer à "AVEC ou SANS" projet, car "ÇA ou RIEN" c'est un chantage.
Cette concertation pourrait, devrait, donc conclure à la nécessité d'étudier de manière approfondie le projet de tram-train régulièrement évoqué dans la concertation et dans les études. Cette étude doit être menée par un bureau indépendant et non par les services des porteurs de projet qui n'en veulent pas comme cela a été dit. Car dans ce cas, on connait tout de suite la réponse: "pas rentable", "pas assez de population", ... et on revient au point de départ. 
Le tunnel , ce n'est pas le choix de la raison dans notre contexte climatique, c'est une fausse bonne solution, c'est un choix politique d'Annecy qui veut garder ses quatre fleurs au concours des villages fleuris. Objectif bien désuet au regard des enjeux. Enlever les voitures d'Annecy en en augmentant le nombre au pourtour, c'est inadmissible et on ne se laissera pas faire.

vendredi 14 décembre 2018

Un tram-train ça donnerait quoi ?


On me demande souvent  quel serait le temps de trajet Faverges-Annecy en tram-train ? et quelle estimation en nombre de voyageurs par jour ?

D'abord tram ou train, la différence tient à l'écartement des rails. Une version train en ligne simple, sans supprimer la piste cyclable, permettrait une connection directe en gare d'Annecy d'un côté et de relier la ligne existante entre Ugine et Albertville où il passe très peu de trains de marchandises, de l'aute.

L’étude TTK (du département et de l'agglomération d'Annecy), mentionne 14 000 voy/jour pour la ligne en Tram-train sur la rive ouest à son lancement sans tunnel routier.
Ces données se réfèrent à la zone de chalandise Faverges - Sevrier. Si l'on considère un bon tracé tram-train dans Annecy jusqu'à la gare d'un côté et gare d'Albertville de l'autre, c'est à minima 3000 voyageurs supplémentaires. Si comme la prospective Annecy 2030 le suggère il est opportun de créer également un tram entre Seynod et le Campus / Glaisins : là c'est 6000 voyageurs en plus.
L'attraction touristique et les loisirs, ne sont jamais pris en compte dans les estimations des études telles que incluses dans le LOLA (Liaison Ouest Lac d'Annecy): on peut l'estimer de manière lissée sur l'année à 3000 voy/j en se basant sur la fréquentation des plages et des hébergements. Dans les conditions actuelles de circulations, nous avons un taux de "renoncement élevé" à se déplacer sur cet axe.
Raisonnablement, un projet Tram-train, bien pensé, moderne, attractif, peut drainer 25 000voy/jour d'après les chiffres de 2012, sans compter l'augmentation de population conséquente à l'horizon 2030 et l'attractivité touristique d'un tel équipement. On pourrait développer une destination sans voiture au bord du lac et à ses sources, notre territoire. 
Concernant les horaires, la grille, ci-dessous de 1938 !, donne certains trains, à vapeur de l'époque,  à 38 minutes pour faire Annecy-Faverges, avec des arrêts dans tous les villages.

image.png
On peut donc dire, que le tram-train, dont les freinages/démarrages sont rudement plus efficaces que ce train à vapeur aux mauvaises capacités d'accélération, pourra relier Faverges à Annecy en une demi-heure.
Avec un tram-train, 30' Faverges - Annecy, quel que soit le moment de la journée, c'est possible, soit un quart de temps en moins qu'en voiture en situation idéale et moitié moins de temps qu'avec le pseudo BHNS.
Sans compter que là on pourra alors développer une politique culturelle ambitieuse pour Faverges, car elle serait reliée rapidement à des bassins de vie importants comme Annecy et Albertville.

Toutes ces données sont extraites des études financées par le département et l'agglomération d'Annecy incluses dans le site de présentation de LOLA, par un travail minutieux des experts bénévoles du Grenelle des transports et de la qualité de l'air du bassin annécien.

mardi 4 décembre 2018

De moins en moins démocratique

La municipalité de Faverges s'éloigne de plus en plus d'un fonctionnement démocratique normal. Hier soir ce sont deux recours supplémentaires qui s'imposent. Je ne parlerai même pas des autres dossiers puisque le conseil lui même et l'ensemble des délibérations risquent d'être invalidés.
Rappelez vous au dernier conseil, avec une seule délibération sur  POUR ou CONTRE la fusion avec le Grand Annecy, nous avions estimé que le maire avait forcé Mireille Boitte à la démission.
Après avoir présenté la situation au service de la légalité de la préfecture et apporté les pièces justificatives, le retour était sans appel "... s'agissant de la démission de Mme BOITTE, un courrier à l'attention du maire de Faverges-Seythenex sera adressé pour signaler que cette démission n'est pas effective du fait du non respect du formalisme requis." et "...s'agissant de la délibération du conseil municipal du 9 novembre 2018 relatif à la fusion du Grand Annecy et de la CC des Sources du Lac, un recours gracieux est adressé à M. le Maire du fait de l'irrégularité de la composition du conseil municipal." Donc pour Mireille Boitte sa démission n'est pas effective et le préfet fait un recours pour invalider le conseil du 9 novembre. Nous devrions donc revoter cette délibération de la fusion avec le Grand Annecy. Cependant la règle des votes sur la fusion est  telle, que nous avons jusqu'au 31 déc pour nous exprimer sur cette fusion, et en absence de vote, la commune de Faverges-Seythenex sera considérée comme favorable. Donc pas de gros changements en perspective sur ce point.

Par contre, Mireille Boitte n'ayant pas démissionné, au regard de la loi, le maire aurait dû la convoquer pour le conseil de lundi soir, en urgence. Les services de la préfecture, m'ont alerté en ces termes : "Je vous confirme que le maire a déjà reçu en recommandé le courrier du préfet l'informant que la démission de Mme BOITTE n'est pas effective faute de ne pas avoir respecté le formalisme requis. Nous avons eu le retour en ce sens du recommandé avec AR, la réception s'est faite en fin de semaine dernière. Si Mme BOITTE n'est pas convoquée pour le conseil de ce soir, le conseil sera réuni effectivement dans une composition irrégulière et donc cette composition irrégulière sera bien susceptible d'entraîner l'illégalité de l'ensemble des délibérations prises " . Monsieur le maire a refusé d'en tenir compte et a maintenu le conseil sans que l'ensemble de ses membres ait été convoqué. Il s'est exprimé en ces terme "Le préfet, j'en fait mon affaire !" sous-entendu, sans doute, nouveau recours au tribunal, c'est sans fin.
Seconde irrégularité sur ce Conseil où nous devions voter un achat immobilier avec terrain de 800 000€. Or, il nous manquait  l'avis des domaines ou au moins le montant de cet avis, qui est obligatoire à partir de 180 000€ de transaction. J'ai demandé le report de ce dossier en attente de cette pièce. Là encore, il passe en force et nous refuse cet élément obligatoire : " L’article L. 1311-11 du CGCT impose aux collectivités de délibérer « au vu de l’avis » rendu par le service des domaines lorsque l’un de ces seuils est franchi.(180 000 €)".  Encore un annulation en perspective.
On ne sert plus à rien, à part constater les multiples dysfonctionnements, sur cette commune qui ne respecte ni les règles de fonctionnements des collectivités territoriales, ni même le préfet. Je ne réintégrerai donc pas le conseil municipal si l'ensemble des membres n'y est pas convié.