lundi 3 avril 2017

Hamon ou Mélenchon


Adhérents d'ÉELV, nous avons été les seuls à renoncer à notre candidat, Yannick Jadot, pour aller vers une candidature unique. Bien que partagée, la majorité d'entre nous a choisi que nous nous associions à la candidature de Hamon qui avait su gagner la primaire plutôt que Mélenchon qui s'était auto-proclamé faisant fi de notre démarche de rassemblement des élections régionales. EELV a sacrifié beaucoup de ses élus régionaux pour favoriser l'émergence d'une nouvelle dynamique avec le Front de Gauche. Nous payons constamment notre volonté de faire de la politique autrement, face à un Mélenchon ou un PS, bien rôdés dans leurs pratiques politiciennes.

Sur le fond des projets pour la présidentielle, l'écart programmatique entre Jadot, Hamon et Mélenchon tient à quelques détails qui ne justifie pas de perdre l'opportunité de mettre en œuvre cette transition citoyenne, écologique et sociale dès cette présidentielle. Mais leur entêtement empêche toute convergence et les égos des chefs et des militants me rend bien pessimiste.
Le programme de Benoît Hamon, sur bien des points repris de celui d’EELV, provoque le rejet de nombre d’élus du PS qui n'avaient plus rien de socialistes. Pourtant, force est néanmoins de constater qu’il ne remet pas en cause le lancement de l’EPR de Flamanville, et qu' ÉELV ne partage pas son option de renforcement de la défense militaire basée sur la dissuasion nucléaire.

Le programme de Jean-Luc Mélenchon se revendique tout autant de l’écologie. Mais sur des points comme le régionalisme et l’Europe, ÉELV a des approches et des analyses différentes. Nous ne défendons pas le centralisme d'état et encore moins l'idée de sortir de l'Europe qui rejoint en cela l'extrême droite. L'Europe est celle que nos élus ont construit, à nous d'en changer. Nous ne cautionnons pas non plus certaines positions en politique étrangère, ni son indulgence envers certains chefs d’état.

Concernant le revenu universel, Mélenchon reste sur une vision de lutte des classes et ne se projette pas dans une nouvelle vision de la société . Une société où le travail et sa rémunération serait un complément d'un revenu universel (pour tous) qui rendrait chacun plus autonome dans son projet de vie et dans son rapport de force avec son employeur. Mais sur ce point beaucoup de militants ont encore du mal à intégrer toutes les dimensions de cette innovation sociétale qui générerait une nouvelle dynamique économique et sociale.

En présence de deux candidats de la gauche, les chances sont faibles pour chacun d’eux mais le cumul des deux nous donnerait l'espoir d'un monde nouveau plus juste plus apaisé qui éloignerait de manière durable la menace de l'extrême droite par la réduction notoire des inégalités.

Dans ce contexte de candidats multiples à gauche pour les présidentielles, EELV a décidé de présenter des candidats sur toutes les circonscriptions aux législatives. Ce programme de Mélenchon à Hamon qui est celui que nous défendons depuis plus de 20 ans, nous le porterons nous-même face au Président Emmanuel Macron qui a comme priorité la production de dividendes et la réduction des biens communs et qui n'a que faire de l'écologie.

Je serai donc candidate dans la 2ème circonscription de Haute-Savoie, pour supplanter le candidat LR qui s'installerait pour son troisième mandat derrière Carle, Fillon, Sarkozy, Chirac,… tous mis en examen pour diverses affaires de profits grâce à leurs cumuls de mandats dans le temps. 
Je découvre ce soir, au journal de France 2 que Sophie DION, députée du secteur du Mont-Blanc est, elle aussi, fortement soupçonnée de conflits d'intérêts...

mercredi 12 octobre 2016

« La montagne est un bien commun, pas un terrain de jeux ! »


Corinne Morel Darleux, conseillère régionale d’Auvergne Rhône Alpes (RCES)
Pierre Meriaux, conseiller municipal délégué à la Montagne de la ville de Grenoble

Le congrès de l’association nationale des élus de montagne (Anem) débute demain à Saint Dié les Vosges. Ce congrès a lieu entre élus uniquement, et il est sponsorisé par de grands groupes privés, deux bonnes raisons pour nous de ne pas y participer. Il nous paraît pour autant essentiel de faire entendre une autre voix, tournée vers l'extérieur celle-là, et de saisir l’occasion de revenir sur ce territoire particulier, si riche et pourtant si fragile, qui couvre 30% du paysage français. Trop nombreux encore sont hélas les décideurs politiques et économiques à avoir une vision purement mercantile de la montagne.
La montagne a de tout temps représenté pour les civilisations humaines un lieu de conquêtes et de dépassements humains, des lieux de défense et de protection où placer des fortifications et implanter des villages, des espaces de silence d'où voir au loin, prendre du recul et surplomber le monde. Elle est la source de nos fleuves et rivières, lieu de biodiversité et réserve de services écosystémiques, territoire où se mêlent tout à la fois pastoralisme, tourisme, randonnées et nature sauvage.
La montagne est un espace à la fois vulnérable et précurseur. Elle est l’amont, notre vigie, et vit en première ligne de nombreuses évolutions. Elle est notamment en première ligne des impacts du dérèglement climatique et fait l'objet de nombreuses études scientifiques. Les politiques de montagne doivent être conçues en lien avec ces travaux, dans l'intérêt général, avec une vision du futur. Elles se doivent d'être innovantes et réactives. Parce que la montagne ouvre la voie, tout ce que nous y réussirons aura les meilleures chances de réussir ailleurs et d'irriguer l'ensemble du territoire national. Pour toutes ces raisons, la montagne doit bénéficier d’attentions particulières de la part des politiques.

Mettre l’humain au centre, oui. Le munir des seuls fusils et canons, non.

Or en Auvergne Rhône Alpes, région la plus montagneuse de France, les décisions ne vont pas dans le bon sens. Laurent Wauquiez met à mal la politique des Parcs naturels régionaux (PNR), leur fonctionnement, leurs moyens, voire jusqu'à leur existence pour ce qui est du PNR du Haut Allier. L’attribution de 3 millions d’euros aux chasseurs pour mener la politique environnementale de la Région est une nouvelle source d'inquiétudes. L’usage de nos espaces et ressources doit faire l'objet d'une concertation large, multipartite, tenant compte de la diversité de ses acteurs. Mettre l’humain au centre, oui. Le munir des seuls fusils et canons, non. Las, le responsable Montagne de Laurent Wauquiez, Gilles Chabert, semble privilégier sa fonction de président du syndicat des moniteurs de ski à sa mission d'élu régional. La notion de conflit d’intérêt semble lui demeurer tout à fait obscure.
Si le Vice-président au tourisme tente de pallier ce manque en affichant dans son discours une volonté de faire vivre la montagne des 4 saisons, les actes hélas, et les budgets alloués, tardent à suivre. Au final, et après dix mois d'exercice, les signes sont clairs : c’est bien la neige artificielle et le marché des sports d'hiver qui a l'apanage de la majorité qui dirige la Région. Plus de 200 millions d’euros d’argent public ont ainsi été mobilisés pour l’installation de canons à neige. Consommation d'eau, d'énergie, endettement des stations et hausse des tarifs : l’installation de ces artifices dans un écosystème fragile ne rend service ni aux habitants, ni à la nature. Et concentrer l’argent public, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est de plus en plus rare, sur 3 % du territoire de montagne au bénéfice des seuls 7 % de la population qui skient encore est pour le moins discutable !

Sortir des années 70. Penser l'avenir.

Nous ne sommes plus dans les années 70. Ignorer délibérément le réchauffement climatique et la baisse de l'enneigement n'est ni sérieux, ni responsable. Ce dont ont besoin les territoires de montagne, c'est d'une vision politique qui anticipe et allie développement économique, tourisme et accueil à l’année, en prenant en compte ces nouvelles données climatiques. Qui n'oublie pas les services publics de proximité, les activités de pastoralisme, les besoins des habitants qui vivent de et en montagne toute l'année. Une vision d'avenir, c'est développer la vraie diversité des activités de pleine nature, un tourisme de proximité plutot que de courir vainement dans la compétition aux clients les plus fortunés, une politique qui préserve les atouts de la montagne non aménagée, s'articule avec les espaces valléens, pense l'urbanisation et le transport en tenant compte des impératifs de santé publique et de qualité d'un air déjà saturé par la pollution atmosphérique. Dans ce cadre, le soutien de la nouvelle Région au Lyon-Turin était déjà un très mauvais signal : ce projet risque d’engouffrer des sommes colossales, de mettre en péril la montagne, il regorge de conflits d'intérêts et ne résoudrait de toute façon rien en matière de pollution avant de très longues années. Pourtant des alternatives existent sur la voie ferrée actuelle, occupée à 17 % de sa capacité seulement !

Loi Montagne : Prendre la bonne piste.

Il y a pourtant urgence, et ces questions sont d’autant plus d’actualité que la Loi Montagne est en cours de révision à l’Assemblée Nationale. Si ce cadre législatif a été essentiel depuis sa création en 1985, il manque aujourd’hui d'ambition. Pourtant le rapport « Laclais-Genevard » comportait quelques avancées, que nous avions soutenues : disparition de la niche fiscale « Censi-Bouvard » pour les logements neufs, soutien à la diversification des activités, souci de maîtrise des nuisances motorisées en montagne...
Mais les lobbies ont fait leur travail de sape, et le projet de loi est à l’heure actuelle quasiment muet sur des questions stratégiques majeures, ce que relève d'ailleurs le Conseil Economique, Social et Environnemental dans son avis très critique. Ce projet de loi développe une vision qui reste de moyen terme sur l’adaptation au changement climatique. Il ne traite pas la question des dizaines de milliers de « lits froids » en stations (logements touristiques restant vacants la majeure partie de l’année) ni celle de la réhabilitation ou destruction des constructions effectuées dans les années 70/80, dont l’impact sur la qualité des sites est souvent catastrophique.

Ce congrès de l’ANEM et ce débat national sur la Loi Montagne doivent donc impérativement prendre enfin la bonne piste, celle de l'avenir, et considérer la montagne comme un bien commun à protéger, et non un terrain de jeux à exploiter. Une autre montagne est possible !

dimanche 20 mars 2016

Pierre Hérisson prend le pouvoir sur le Parc Naturel Régional du Massif des Bauges

Suite aux élections municipales de 2014, comme 1ère vice-présidente du Parc Naturel Régional du Massif des Bauges, je m'opposais à la création d'un poste de vice-président pour M. Pierre Herisson (à 420 € par mois) car il laissait sa place de sénateur. Il était cependant élu en Comité Syndical à quelques voix près. Il vient de prendre sa revanche en obtenant de Philippe Gamin, Président du PNR des Bauges, de me retirer la présidence de la commission Energie.
En 2010, quand j'ai été élue vice-présidente région au Parc, j'ai obtenu le financement par la région, d'un poste dédié au plan climat, à la mobilité et l'énergie. Suite à l'embauche d'un chargé de mission, nous avions créé une nouvelle commission dont le président de l'époque, André Guerraz, me refusait la présidence car une conseillère régionale ne pouvait être également présidente de commission. Pourtant, le bureau me l'accordait sur un compromis de co-présidence avec Marcel VERNEY.
Cette commission a travaillé, sur le Plan Climat Territorial du PNR, sur la mobilité et enfin nous avons obtenu d'être territoire à énergie positive TEPOS par la Région en entraînant avec nous les agglomérations de Chambéry et Annecy. Puis nous devenons Territoire à Energie Positive et Croissance Verte TEPCV au niveau national, et la venue du Président de la République, en août 2015, pour signer lui même la convention.
Les présidents de commissions peuvent être des citoyens, des partenaires, des élus. Je suis toujours élue au comité  syndical car je suis déléguée par ma commune Faverges-Seythenex et peux conserver la présidence de la commission énergie comme je le souhaite, mais on me l'a retirée pour l'offrir à un nouveau conseiller régional, fait sans précédent au Parc.
Quand j'étais Conseillère Régionale, je ne pouvais pas avoir la présidence de cette commission, et je l'ai obtenue par reconnaissance du bureau pour le travail fait pour que cette commission existe et maintenant on l'offre à un nouveau conseiller régional qui n'aura rien fait, ni même demandé. On m'explique que c'est pour créer de bonnes relations avec la nouvelle majorité du conseil régional. Pourtant en d'autres temps on avait donné une commission à Léone MARTIN-RETORD à la fin de son mandat de conseillère régionale alors qu'elle était à l'UMP, que la majorité régionale était à gauche et qu'elle n'était ni membre du comité syndical, ni même habitante du PNR. Les règles évoluent en fonction de qui le président veut choisir comme vice-président ou comme président de commission. On fait une place à 420 € par mois à Pierre Hérisson qui n'est que le représentant d'une ville-porte et on "vire" la représentante de la plus grosse commune du Parc même si elle est à l'origine de cette commission car elle est écologiste. la démocratie n'est pas de mise au PNR.
Alors que le président ne savait pas vraiment me justifier le motif de ce retrait si ce n'est que je n'étais plus conseillère régionale; avant je ne pouvais pas l'avoir parce que justement j'étais conseillère régionale !! c'est Pierre Hérisson qui a tranché : "Mais M. le Président, vous pouvez retirer les présidences de commissions quand vous voulez." La règle n'est pas écrite, j'avais été élue par le bureau mais P. Herisson tient sa vengeance.
Je reste au comité syndical car les élus de la commune Faverges-Seythenex m'ont confié cette délégation mais je pense que cet épisode, révélateur de la gouvernance du PNR, doit être connu des citoyens.
Mercredi prochain les dix nouveaux conseillers régionaux vont désigner leur nouveau vice-président et deux membres pour le bureau. Alors qu'en 2010, la majorité de gauche laissait une place pour la droite dans ce bureau par respect démocratique , en sera-t-il de même quand c'est une majorité de droite ?

mercredi 9 décembre 2015

Rebondir après la déception

Merci à tous les électeurs du Pays de Faverges, du Parc Naturel Régional du Massif des Bauges qui me connaissent, qui ont compris et ont fait confiance au Rassemblement dans leur vote de dimanche à plus de 10% sur ces périmètres.

Pendant toute cette campagne, nous avons eu du mal à être entendu sur notre projet pour la région. Depuis des mois, il nous a semblé que nous étions les seuls à faire campagne pour les régionales, alors que nos concurrents ne s'intéressaient qu'aux sujets nationaux : gouvernement PS, politique de ce gouvernement, montée du FN, attentats, discours sécuritaires, contre-vérités perpétuelles de Wauquiez sur ce que fait la région…

La majorité s’est « exprimée » contre : 
- Les abstentionnistes « s’expriment » contre un système dans lequel ils ne croient plus 
- Une partie du vote FN traduit un rejet des politiques menées depuis 30 ans
- Une partie du vote à droite rejette le gouvernement
- Une partie du vote PS a été motivée par le « contre Wauquiez » et le vote utile contre la droite extrême et l’extrême droite…

Dimanche soir, nous avons été déçus, même si nous nous y attendions suite aux sondages, nous espérions tous un sursaut. Nous, élus régionaux EELV, nous avions un excellent bilan (pas des promesse) de notre action à la région en étant seulement 36 élus http://bilan-rhonealpes.eelv.fr/. 
De nous nouveau, nous avons construit notre feuille de route pour les 6 ans à venir en coopération avec d'autres partis ayant les mêmes préoccupations : Le Rassemblement 2015. Un projet pour l'Auvergne – Rhône-Alpes et ses habitants, un projet concret et crédible (tel que jugé par de nombreux journalistes), alors que les autres n’avaient que de vagues idées, souvent changeantes et opportunistes. Alors oui, nous avons été déçu de voir que seule la politique spectacle paie, que personne ne s'intéresse au bilan et au projet, seul l'affecte compte.

Notre travail pour "Un mieux vivre pour tous", est un chemin de paix et de justice sociale que nous construisions pas à pas à la région, il a été balayé d'un vote subjectif et souvent irresponsable. 
Dans ces conditions, on s'est donné deux objectifs de sauvetage : 
- faire barrage à la droite extrême et à l’extrême droite
- faire que les électeurs du Rassemblement soient représentés à la région par l'intégration à la liste PS de nos candidats du Rassemblement, en proportion de notre résultat. 

Quel que soit le résultat de dimanche, le rassemblement citoyen, écologique et solidaire continuera de porter ses valeurs et ses idées. Les élus du rassemblement ne participeront pas à la gouvernance de la région qui ne mettra pas en oeuvre notre projet et garderont une liberté de parole dans l'assemblée.

Nous sortons de cette campagne avec la volonté farouche d'entrer en résistance contre ce monde de violence, sociale, économique, culturelle... que tous les partis attisent pour leur profit. Depuis 40 ans, le monde politique et économique, en allant à l'inverse de ces valeurs, nous précipitent dans la violence, la haine et la guerre. Le rassemblement construit autour des partis de gauche (Europe Ecologie Les Verts, Parti de Gauche, Ensemble, Nouvelle Donne, Nouvelle Gauche Socialiste) invite tous ceux qui se reconnaissent dans cette nécessité de construire un monde apaisé, dans le respect de tous les humains, de la planète, du vivre ensemble, avec une préoccupation des plus fragiles. Ce que le politique a construit le politique peut le modifier, à proximité de chez soi, à la région, dans le pays, en Europe et dans le monde.
Entrons en résistance, comme d'autres le font partout dans le monde.

vendredi 4 décembre 2015

Un message des têtes de liste 74 du Rassemblement 2015

A deux jours du premier tour , nombreux sont ceux qui hésitent encore à se déplacer aux urnes ou ceux qui n'ont pas encore choisi leur liste favorite  
Depuis plus de quatre mois nous travaillons à faire connaître le Rassemblement : une gouvernance inédite composée de représentants des citoyens et des territoires, une liste 100% non cumulards, un programme tourné autour de la création de 50 000 emplois en Auvergne Rhône-Alpes, en réorientant massivement les aides régionales aux TPE/PME, en accompagnant la transition énergétique et en développant le report modal (de la voiture et des camions vers les trains), ... 

Mais voilà, les enjeux nationaux  prennent le pas des propositions régionales, de cette union de la gauche qui propose la seule alternative au sacro-saint mythe de la croissance, de la compétitivité comme remède à tous les maux de ce pays. 
Les événements du 13 novembre ont donné lieu aux pires récupérations politiques, aux propos les plus infâmes, aux promesses les plus inutiles.
Toute la classe politique s'est élevé contre les propos de Laurent Wauquiez au lendemain des attentats, proposant la création d'un Guantanamo français. Non content de ces appels aux violations les plus criantes des droits de l'homme, le même a inscrit dans son programme la création d'un bouclier sécurité, alors que ce n’est pas une compétence de la future Région.
Alors que le monde entier se mobilise pour le climat, Martial Saddier, député-maire de Bonneville et numéro 2 de la Liste Les Républicains en Haute-Savoie promet : plus de réduction des taxes sur le diesel, alors que la pollution tue prématurément chaque année  plus de100 personnes en Haute-Savoie, et un développement exacerbé du tourisme blanc alors que le nombre de stations de ski en Haute Savoie serait divisé par 2 à terme avec le réchauffement climatique.
Pas la moindre remise en question, pas la moindre inflexion d'un modèle économique mortifère qui a conduit à la réduction l'an dernier en France de 0,2% de la richesse nationale par habitant alors que les dividendes des actionnaires augmentaient de 30%.

Le Front National, avec une très forte mobilisation de ses sympathisants, s'apprête à prendre 6 régions sur 13 et à être le grand gagnant de ses élections: suppression des subventions aux associations qui animent les quartiers, limitation de la carte M'RA aux livres scolaires et aux formes de culture "officielle", percement d'un second tunnel dans le Mont-Blanc, ... sommes-nous prêts à rester passifs face à cette ascension?
Alors le 6 décembre, au 1er TOUR faites valoir votre droit, notre droit à une nouvelle manière de faire de la politique :
-          Qui refuse l’austérité, le délitement du lien social, le démantèlement des services publics et le retour en force des idées réactionnaires ;
-          Mais qui prend réellement en compte les besoins en éducation, en l'emploi, la lutte contre la ghettoïsation des banlieues, le rapprochement des cultures, le lien social et la lutte pour le climat.

Pour  faire triompher dès le 1er tour nos valeurs citoyennes, écologistes et solidaires, votez Le Rassemblement avec Jean Charles Kohlhaas et Corinne Morel Darleux et faites suivre ce mail à vos contacts.
   
Fabienne GREBERT et François ASTORG
Têtes de liste du Rassemblement écologique, citoyen et solidaire en Haute-Savoie
http://lerassemblement2015.fr/

jeudi 3 décembre 2015

Lettre ouverte d'un chef d'entreprise pour les régionales

Ci-dessous, l"appel de Michel Vignoud, un citoyen pas ordinaire que je suis allée chercher comme candidat pour les départementales puis de nouveaux pour les régionales. Tout le prédestinait à être avec Wauquiez, sauf qu'il raisonne, lit et comprend.
Michel Vignoud est ingénieur de formation et a fondé Alpes-Contrôle, 340 salariés, fonctionnant en démocratie participative.Je l'ai connu pendant mon mandat, il était alors Président d’Initiative Grand Annecy pour l’aide à la création et la reprise d’entreprises et lançait le festival de l'économie sur Annecy. Il est également co-auteur de livres sur l’agriculture.

 Lettre ouverte d’un candidat aux élections régionales des 6 et 13 décembre 2015

Très inquiet devant les problèmes qui affectent la France, le monde et notre société, je désespère des politiques, de ceux qui détiennent le pouvoir ou semblent le détenir, comme de ceux qui y aspirent.
Certes, j’ai plus confiance dans les initiatives et les mouvements d’opinion qui viennent de la base de la société et qui se caractérisent par des actions personnelles ou collectives concrètes.
Mais j’ai conscience qu’il y a urgence, urgence sur le plan climatique, urgence pour enrayer la destruction de la nature, prendre les mesures radicales qui s’imposent pour enrayer le réchauffement planétaire et l’augmentation de la dangerosité du changement climatique, mais urgence également pour s’opposer à la déliquescence de nos sociétés minées par la cupidité, l’égoïsme et la toute-puissance d’une fraction de la population qui engendrent une explosion des inégalités, le pillage des ressources et la montée des extrémismes et des fanatismes.
Je trouve dans mes statuts de parent, chef d’entreprise et citoyen, nombre de raisons de m’engager politiquement.
Comme parent, je ne veux pas laisser à mes enfants et petits enfants une terre souillée, durablement empoisonnée, dévastée.
Comme chef d’entreprise, je souffre de voir mes salariés subir une concurrence célébrée et mythifiée par les thuriféraires de l’économie libérale pour lesquels seul compte l’intérêt financier. Concurrence devenue le patron réel de nos entreprises, disséminant une violence insidieuse, qu’on subit ou qu’on inflige malgré soi. Je hais la guerre, celle qui décime et déplace les peuples, comme la guerre économique qui broie les corps et les âmes. Celle-ci est une guerre de tous contre tous, entre les paysans de France et du monde, les salariés français et les salariés détachés de l’Europe de l’Est ou ceux des pays émergents ou du sud. Une guerre sans issue, jamais gagnée, où la position durement acquise ne peut être tenue bien longtemps.
Comme citoyen, je ne veux plus contribuer à laisser le champ libre à des lobbies économiques qui comme des mafias ont investi le champ politique et battent en brèche la souveraineté des peuples. Comment expliquer que des poisons sous forme de pesticides divers continuent, malgré les centaines d’études à charge montrant leur toxicité, à être disséminés dans l’air que nous respirons, dans les aliments que nous mangeons, générant cancers, maladies de Parkinson, d’Alzheimer, stérilité...
Je voudrais par mon engagement travailler à l’émergence d’une société apaisée, solidaire, ouverte, prenant soin des plus faibles, consciente que l’humanité et la nature sont indissociables et que le respect de cette dernière est indispensable à la survie de l’humanité. Une société où la recherche de l’intérêt commun constitue le sens du travail et de l’engagement associatif ; où les biens communs, eau, air, accès aux soins, réseaux de transport, semences paysannes, (…), sont des propriétés inaliénables de la collectivité qui en prend le plus grand soin. Une société où les poisons sont bannis de la production de denrées alimentaires, de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons, où la santé des personnes passe avant les intérêts industriels. Une société où chacun contribue à hauteur de ses compétences, où personne n’est exclu durablement du marché du travail, qui rejette le mensonge consistant à affirmer que l’augmentation de l’âge de la retraite crée de l’emploi pour les jeunes. Une société qui affirme que contre le chômage « on a tout essayé » alors qu’aucune politique nationale d’investissements d’envergure n’a été menée dans le domaine de la réhabilitation thermique et des énergies renouvelables à l’instar des politiques des pays du nord de l’Europe par exemple.
C’est le sens de mon engagement dans les prochaines élections régionales du 6 et 13 décembre 2015 comme représentant de la société civile au sein de la liste « Rassemblement citoyen, écologique et solidaire ».

Michel Vignoud

Lui et moi, serons élus si la gauche emporte cette région avec un poids important de la liste :

mercredi 2 décembre 2015

Reportage du Dauphiné libéré

Dans le supplément du Dauphiné libéré de dimanche il y a un long article sur l'engagement du territoire du Parc Naturel Régional du Massif des Bauges et des deux aglos d'Annecy et Chambéry à travailler ensemble pour faire de notre territoire un territoire à énergie positive TEPOS.
Dès 2012, la région Rhône-Alpes lance un appel à projet TEPOS. Benoît Leclair, vice-président à l'Energie au plan climat veut soutenir les territoires qui s'engageraient dans cette voie.
En 2014, l'état s'empare de cette initiative avec les TEPCV (Territoire à Energie Positive pour la croissance verte).
Notre territoire candidat dès le début dans cette démarche est aujourd'hui montré en exemple pour son travail, l'originalité de sa gouvernance (travail coopératif entre deux agglomérations et un parc naturel) et la grande taille du périmètre d'expérimentation. La volonté des élus de tracer une feuille de route concrète et exigeante pour produire autant d'énergie qu'on en consomme devrait nous placer en moteur de cette dynamique qui commence à se développer partout en France.